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Préserver les races normandes

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La Normandie possède un très riche héritage de races patrimoniales fruit d’un travail de sélection porté par des éleveurs passionnés. Cette richesse vivante fait de notre Région la 1ère de France en termes de diversité de races locales.

Ces races locales emblématiques font partie du patrimoine de la Normandie. Face aux nouveaux défis à relever d’ordre sanitaire, climatique et environnemental, cette biodiversité génétique "rustique" constitue une opportunité. A l’heure où les consommateurs sont en quête de produits locaux et de qualité, ces races patrimoniales peuvent constituer un facteur de différenciation, créateur de valeur ajoutée sur des filières recherchant le haut de gamme.

22 races menacées à préserver et à sauvegarder

Races avicoles : Poule de Caumont, Cotentine, Crêvecoeur, Gournay, Le Merlerault, Pavilly - Oie normande ou de Bavent, Canard de Duclair ou de Rouen)

Races cunicoles : Lapin normand ou blanc de Hotot

Races ovines et caprines : Mouton de l’Avranchin, Cotentin, Roussin – chèvre des fossés

Race porcine : Porc de Bayeux

Races équines ou asines : Percheron, Cob normand, Ane du Cotentin, Ane normand et Abeille noire.

Un plan régional en faveur des races patrimoniales

A ce titre, la Région Normandie a opté pour un plan en faveur de ces races patrimoniales avec pour quadruple ambition :

  • de conserver le patrimoine génétique des races normandes, 
  • d’accompagner les éleveurs au niveau technique et économique, 
  • de dynamiser ces micro-filières de valorisation 
  • de sensibiliser le grand public à la connaissance de ces races qui font la richesse du patrimoine vivant normand. 

9 sites soutenus pour valoriser les races patrimoniales normandes

9 sites vitrines ont été retenus dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt, lancé début 2019, afin de mettre en réseau les sites normands accueillant du public pour faire connaître les races patrimoniales normandes.

  • Okotop (Osmoy Saint Valérie, 76)
  • La Ferme d’Argentel (Coquainvilliers, 14)
  • La Ferme de Vauville (La Hague, 50)
  • Le goût du terroir Normand (Pierrefitte en Auge, 14)
  •  La Ferme de la grande bouverie (La Bellière, 76)
  • Le PNR du Perche (Nocé, 61)
  • Le Haras du Pin (Le pin au Haras, 61)
  • Domaine des rouges terres (Bavent et Houlgate, 14)
  • Le PNR des Boucles de la Seine (Notre Dame du Bliquetuit, 76)

Parmi ces sites vitrines, certains présentent d’ores et déjà la quasi-totalité des races patrimoniales normandes tandis que d’autres sont spécialisées.

La préservation de l'abeille noire

La Normandie a l’opportunité de devenir la 1ère région pour la conservation de l’abeille noire et la 1ère région pour la production d’essaims d’abeilles noires. 

Grâce aux associations travaillant depuis de nombreuses années à la sauvegarde de cette espèce (*), l’abeille noire normande a conservé des caractéristiques spécifiques : une grande longévité, une acclimatation aux variations météorologiques et une faculté à récolter une grande diversité de pollens qui font d’elle une excellente pollinisatrice.

Lancé en avril 2019, le projet APINOIRE NORMANDIE s’inscrit dans le cadre du plan de préservation des races patrimoniales normandes. L’objectif est de favoriser l’utilisation de l’abeille noire en créant des ruchers de fécondation, en consolidant le conservatoire de l’abeille noire du Perche, créé en 2014 à la Maison du Parc et en créant d’autres conservatoires dans les différents départements de Normandie. 

En effet, un rucher de 20 premières colonies a été implanté, début juillet 2020, à la ferme communale d’Epaignes, ce qui permet de constituer les premières ruches du Conservatoire de l’abeille noire du territoire de la Communauté de communes Lieuvin-Pays d’Auge. 

(*) Il existe 5 associations regroupée dans la Fédération Régionale de l’Abeille Noire de Normandie : l’Union Apicole Ornaise (UAO) dont le Centre d’Etude Technique Apicole (CETA) Abeille Noire de l’Orne qui conserve l’abeille noire dans le PNR du Perche, le CIVAM apicole, « Apicale des Boucles de la Seine », l’Abeille Noire de la Manche (ANM), le Syndicat Apicole de l’Eure SAE,  et l’Abeille Normande du Calvados (ANC).

Le projet APINOIRE NORMANDIE en 3 étapes

  1. La consolidation du conservatoire du Perche
    Créé en 2014 à la Maison du Parc, le conservatoire du Perche était, jusqu’à aujourd’hui, le seul conservatoire en activité reconnu à l’échelle de la Normandie. Il est animé par le Centre d’études techniques apicoles (CETA). 

  2. La duplication de conservatoires à l’échelle des départements 
    La création de nouveaux conservatoires dans les différents départements de Normandie est encouragée afin de permettre une plus grande diversité génétique de colonies d’abeilles noires sur le territoire. Dans ce cadre, la Région conduit depuis mai 2019 un travail d’identification des intercommunalités normandes volontaires pour accueillir de nouveaux conservatoires.
    La faisabilité de la mise en place de ces conservatoires est évaluée au regard d’un protocole stricte élaboré par le CNRS. Ces analyses ont permis de valider, fin 2019, l’implantation d’une zone conservatoire, en concertation avec les acteurs du terrain, sur le territoire de la Communauté de communes Lieuvin-Pays d’Auge et l’installation de 20 premières colonies dans la ferme communale d’Epaignes, située en cœur de zone. 
     
  3. La création de ruchers de fécondation
    La création de ruchers de fécondation permettra de disséminer des essaims de qualité, sélectionnés dans les ruchers normands. L’objectif est de répondre à une demande grandissante en essaims d’abeilles noires.

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