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Yacine : la mer comme horizon, Le Havre comme port d’attache

Yacine, étudiant tunisien à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime, aime se promener sur les quais du Havre ©Arnaud Tinel_Région Normandie

Yacine : la mer comme horizon, Le Havre comme port d’attache

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« À Tunis, je vivais déjà à la française ; j’écoutais de la musique et la télé françaises. Mes parents ont étudié, se sont rencontrés et mariés en France, où ils ont vécu plus de dix ans. Moi je suis né à Paris, mais j’ai quitté le pays à l’âge d’un mois. »

Yacine Gmati, 27 ans, étudiant tunisien à l’ENSM, Ecole Nationale Supérieure Maritime du Havre.

Yacine avec ses amis à l’Abri Côtier, un bar de la plage du Havre ©Arnaud Tinel_Région Normandie

Yacine Gmati a grandi à Tunis, jusqu’au lycée où il décroche un bac scientifique. Passionné de voile, membre de l’équipe nationale et plusieurs fois champion de Tunisie, il veut travailler dans la marine marchande. Il postule auprès de plusieurs écoles en France, au Canada, en Belgique et en Russie et choisit l’École Nationale Supérieure Maritime du Havre. Un pays francophone, d’abord et surtout la France. En 2015, le voici étudiant au Havre à 20 ans pour suivre une année d’intégration et de remise à niveau, avant d’entamer l’année suivante le cursus d’Officier Chef de Quart Passerelle International – ou OCQPI – qui se déroule en trois ans.

L’école, la voile, la coloc

« Mon intégration s’est faite naturellement, avec l’école, explique Yacine. Je me suis installé en colocation avec des étudiants de ma promo et grâce au bureau des élèves de l’école, j’ai découvert la ville, les soirées, le club de voile de l’école et la Société des Régates du Havre. Les trois premières années, je faisais de la voile tous les jeudis avec l’école et des compétitions le week-end. Mes parents m’ont aidé financièrement, j’ai fait un crédit et je me suis mis à travailler comme stadier au Stade Océane et manutentionnaire intérimaire à CMA-CGM, l’armateur de porte-conteneurs. »

Yacine en plein exercice sur la plateforme MARINS qui simule une passerelle de navire. ©Arnaud Tinel_Région Normandie

« Pour valider mon diplôme d’officier, il me fallait douze mois de navigation. En 2019, j’ai donc intégré DFDS, une compagnie de ferries sur la ligne Calais-Douvres, en contrat pro comme élève officier et en janvier 2020, j’étais promu officier. J’ai continué à travailler chez eux jusqu’à l’arrêt de l’activité lié au Covid et je suis parti un an à Saint-Pierre et Miquelon en tant que second capitaine sur un petit ferry. En octobre 2021, je suis revenu au Havre pour suivre la formation de capitaine illimité à l’ENSM : ça signifie que je peux travailler sur tout type de navire. J’ai terminé la formation en avril dernier, pour aussitôt repartir à Saint-Pierre et Miquelon. À la rentrée, je reviens au Havre : j’ai une promesse d’embauche d’une compagnie de croisière. Et si tout va bien, je ne bouge plus ! »

La Région Normandie avec l’ENSM

Yacine, étudie à l’ENSM, Ecole Nationale Supérieure Maritime du Havre ©Arnaud Tinel_Région Normandie

Depuis 2019, la Région accompagne l’ENSM dans sa volonté d’ancrage dans l’écosystème régional, en contribuant au rayonnement et à la spécialisation du campus havrais sur les thématiques du maritime et de la logistique. 
En attribuant plus de 8 millions d’euros à l’ENSM, la Région Normandie a notamment permis le financement de la plateforme MARINS, avec l’acquisition d’un banc de simulation d’une passerelle de navire ainsi que la construction de nouveaux locaux sur le quai Frissard.

Lancer sa carrière en France

Le Havre est devenu son port d’attache. Il en apprécie son côté maritime : la voile, la plage, le port, les Jardins Suspendus qui surplombent la baie de Seine et la digue nord pour voir les entrées et sorties de bateau. Mais aussi l’animation culturelle de la cité océane, avec ses festivals, le Tetris et le fort de Tourneville. Il aime sortir à Rouen et "de l’autre côté de l’eau", Caen et Honfleur, villes qu’il trouve bien petites et tranquilles comparées à l’agitation de Tunis.

De son pays, où il n’est revenu que rarement à cause du rythme des études et du Covid, il ne lui manque que « le soleil, les plats de ma grand-mère et ma famille. » Mais son frère et sa sœur vivent respectivement à Rennes et Antibes. La fratrie se retrouve en week-end à Paris. Yacine veut lancer sa carrière en France. Acquérir la nationalité française d’ici quelques années pour simplifier les démarches administratives. Après avoir dû renouveler chaque année ses titres de séjour, avec l’aide du service de la vie étudiante de l’université du Havre, il dispose aujourd’hui du titre de résident pour dix ans. Son avenir, il le voit comme capitaine de navires de croisière dans une compagnie française. Il fera peut-être le tour du monde, mais rentrera au port. Au Havre. 

La plage de Sainte-Adresse au Havre ©Arnaud Tinel_Région Normandie

Comme Yacine, vous voulez venir étudier au Havre ?

Université du Havre : 8 000 étudiants dont 1 600 étudiants internationaux
Un guichet unique d’accueil 

Le site du Havre de l’ENSM accueille actuellement six élèves de nationalité étrangère : un Marocain, une Bosniaque, une Italienne, deux Tunisiens, un Malgache. 

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