Tribunes des groupes politiques
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Mis à jour le 29 juin 2026
Cet espace est dédié à l'expression libre des groupes politiques siégeant au sein de l'assemblée régionale.
La Gauche Normande
Assemblée plénière du 22 juin 2026
Pas de tribune
La Normandie Conquérante avec Hervé Morin
Assemblée plénière du 22 juin 2025
Hervé Morin, Président, a rendu hommage, au cours de l’Assemblée Plénière d’été, à deux personnes, profondément liées et attachées à la Normandie, récemment décédées: Charlie Dalin et de David Hockney.
Charlie Dalin aura porté ses couleurs sur toutes les mers du monde. Par son talent exceptionnel, sa détermination, son humilité et son courage, il a incarné l’excellence, l’audace et l’esprit d’aventure. Son parcours restera une source d’inspiration pour de nombreuses générations et pour le monde de la voile.
David Hockney avait choisi la Normandie et tout particulièrement le Pays d’Auge comme terre de création et d’émerveillement. Il a su révéler la beauté de ses paysages, la richesse de sa lumière et la singularité de son patrimoine. Son œuvre a contribué et continuera à faire rayonner la Normandie bien au-delà de nos frontières.
Cette Assemblée Plénière a permis de réaffirmer que l’avenir des normands était toujours au cœur des préoccupations de la Majorité Régionale : une séance budgétaire importante qui porte une vision et une volonté politique d’accompagner une trajectoire pour respecter un cap.
Longtemps, la Région a subi un sous-investissement chronique, mais depuis 2016, grâce à la construction d’un écosystème efficace, une politique tournée vers les entreprises, une action déterminée pour l’emploi, la formation, l’apprentissage, la réindustrialisation, la Normandie est régulièrement placée sur les marches du podium des indicateurs économiques français.
Malgré un contexte budgétaire extrêmement contraint, les ponctions de l’État et l’incertitude permanente que le pouvoir central fait peser sur les collectivités, Hervé Morin a tenu à maintenir un niveau d’investissement considérable. En 2025, ce sont près de 700 millions d’euros d’investissement et sur la période 2021-2028, l’investissement annuel moyen s’établirait à 661 millions d’euros.
Malgré l’Etat qui réduit ses marges de manœuvre, qui complexifie son action, qui lui demande toujours plus avec toujours moins, la Région Normandie a réussi à maîtriser ses dépenses de fonctionnement en les baissant encore de 2,34 %, permettant à sa dette de rester maîtrisée, avec aussi une capacité de désendettement qui s’améliore.
Occasion aussi de présenter le livre blanc rédigé et adressé à la Commission Européenne à la suite de l’annonce de refonte structurelle de la PAC et de son financement.
La Normandie, région fortement agricole et première de France a 69 % de son territoire qui y est consacré. Et la PAC y joue un rôle structurant. Depuis 2014, la Région a pris en charge la programmation, le cofinancement et la gestion de son deuxième pilier qui correspond aux mesures du FEADER. Elles ont permis d’injecter 830 millions d’euros de crédits européens dans l’agriculture normande.
En permanence à l’écoute des territoires et de ses acteurs, la Région Normandie est pleinement mobilisée et impliquée à travers tous ses dispositifs pour contribuer à son développement et à son attractivité.
C’est la preuve qu’elle agit depuis dix ans pour tous les Normands et tous les territoires. Ainsi, elle a retrouvé une voix, une ambition et a retrouvé un destin.
Normandie Ecologie
Assemblée plénière du 22 juin 2026
Climat : des actes, pas seulement des déclarations
L’épisode caniculaire qui frappe notre pays nous rappelle une réalité que plus personne ne peut ignorer : le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, il est là.
Cette situation rappelle l'été 2003, qui avait révélé la vulnérabilité de notre société face aux événements climatiques extrêmes. Près de 15 000 personnes avaient perdu la vie en quelques semaines.
Vingt-trois ans plus tard, les canicules ne sont plus des phénomènes exceptionnels. Elles sont une réalité récurrente de nos étés, et même de nos printemps. Derrière les courbes de température, il y a des réalités humaines.
Il y a ceux qui vivent dans des logements mal isolés, transformés en bouilloires thermiques. Il y a les élèves et les personnels éducatifs confrontés à des établissements inadaptés aux fortes chaleurs. Il y a ceux qui continuent à travailler dans des conditions particulièrement éprouvantes : ouvriers du bâtiment, éboueurs ou soignants. Comme souvent, les plus modestes sont les plus exposés.
Pourtant, à chaque nouvel épisode, nous avons le sentiment de redécouvrir le problème. Adapter nos territoires au changement climatique exige des investissements massifs et une volonté politique constante. Or l’écologie continue trop souvent d’être reléguée au second plan. Alors que les effets du dérèglement climatique deviennent visibles pour tous, certains persistent à considérer l'écologie comme une contrainte plutôt que comme une nécessité.
Face à cette réalité climatique, les demi-mesures ne suffiront plus. Il faut des choix cohérents dans toutes les politiques publiques, notamment en matière de transports.
Le Président de région déclarait récemment : « Les projets routiers, c’est fini ! ». Si cette affirmation marque un changement de cap, nous ne pouvons que nous en réjouir. Depuis des années, nous défendons la nécessité de construire de véritables alternatives à la voiture individuelle et au pétrole en développant massivement les transports collectifs et le ferroviaire.
Mais une déclaration appelle désormais des actes. Que deviennent les 205 millions d’euros initialement prévus pour le contournement Est de Rouen ? Seront-ils réinvestis dans le ferroviaire ? Quels autres projets routiers seront abandonnés ? Une clarification s’impose.
Le ferroviaire doit être au cœur de la transition écologique et sociale. Aussi, nous continuons également à nous opposer à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional. Les bénéfices annoncés restent à démontrer, tandis que les risques pour la cohérence du service public et les conditions de travail sont bien identifiés.
Le train est un bien commun. Les Normand.e.s ont besoin d’un service public ferroviaire renforcé, avec une offre développée et une desserte des territoires améliorée.
La chaleur qui frappe aujourd’hui notre pays est un avertissement. La véritable impréparation ne serait plus de ne pas savoir. Elle serait de savoir, et de ne pas agir à la hauteur de l’enjeu.
Laetitia Sanchez et Rudy L’Orphelin, Co-président·e·s du groupe Normandie Écologie
Normandie Terre d'Avenir
Assemblée plénière du 22 juin 2026
Pour 2027, la Normandie nous rappelle le devoir d’unité
La Normandie vient de perdre deux hommes qui l'avaient profondément aimée. Charlie Dalin, l'enfant du Havre, qui avait dompté les océans du monde et porté haut les couleurs de notre région. David Hockney, qui avait choisi le Pays d'Auge comme terre d'inspiration et su, mieux que quiconque, en révéler la lumière et les fleurs. À ces deux destins, l'un de mer, l'autre de couleurs, je veux rendre hommage. Tous deux nous rappellent, chacun à leur manière, que cette terre mérite qu'on en prenne soin, alors que le dérèglement climatique menace désormais les côtes, l'agriculture et les paysages.
Cette responsabilité, nous la connaissons bien, nous les élus locaux. Diriger une ville l'enseigne vite : on ne gouverne pas seul, ni entre gens du même bord. On gouverne en élargissant le cercle, en cherchant un terrain d'entente sur ce qui change concrètement la vie des habitants. C'est ce travail discret qui fait tenir nos territoires. Et c'est exactement ce qui manque aujourd'hui à l'échelle du pays.
Venons-en à 2027, franchement. La présidentielle qui approche fait peser une charge considérable sur tous ceux qui rejettent les extrêmes, sur tous ceux qui croient encore à la force de l'action publique, à l'autorité de la République, à la liberté d'entreprendre comme à l'équité sociale. Cet espace est large. Il s'étend des sociaux-démocrates pragmatiques jusqu'à la droite de gouvernement. Uni, il est majoritaire dans le pays. Éclaté, il sera condamné à la marge.
Notre devoir tient en une phrase. Avant l'automne, ces forces doivent parvenir à s'accorder sur une candidature commune, soutenue dès le premier tour. Ce n'est pas un voeu pieux, c'est une exigence pratique. La seule façon de l'emporter, de gouverner, et d'offrir aux Français autre chose que le chaos et la radicalité.
Je mesure l'obstacle. S'unir oblige à mettre de côté les calculs personnels et les réflexes de parti. Mais c'est précisément ce que nous faisons, chaque jour, dans nos communes et dans notre région. Et la Normandie a cette chance : nous comptons au Havre une figure qui dépasse largement les frontières d'un camp, dont chacun perçoit qu'elle a la stature d'un destin national. Cette figure, c'est Édouard Philippe. À ceux qui, à droite comme au centre, tardent à le dire, j'adresse un mot : ne soyez pas les derniers à le reconnaître.
Regardons l'alternative en face. Un centre et une droite désunis, ce serait ouvrir un boulevard à l'instabilité et aux extrêmes, qui se nourrissent toujours des fractures. Et les premiers à en payer le prix seraient, comme toujours, les Français qui attendent des actes plutôt que des postures.
S'unir, ce n'est pas se renier. Ce n'est ni renoncer à ses convictions ni nier ses désaccords. C'est admettre que l'intérêt du pays passe avant le reste. La Normandie connaît la valeur de ce patient travail d'unité. Nos communes le prouvent, notre assemblée régionale aussi. Faisons-en la méthode pour 2027.
Laurent Bonnaterre, président du groupe Normandie Terre d'Avenir
Rassemblement national : faire gagner la Normandie
Assemblée plénière du 22 juin 2026
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