Aller au contenu principal
Retour à la page d’accueil

Tribunes des groupes politiques

Cet espace est dédié à l'expression libre des groupes politiques siégeant au sein de l'assemblée régionale. 

La Gauche Normande

Assemblée plénière du 2 avril 2026

Pas de tribune

La Normandie Conquérante avec Hervé Morin

Assemblée plénière du 15 décembre 2025

L’Assemblée Plénière de la Région Normandie a été l’occasion de féliciter celles et ceux qui viennent d’être élus ou réélus à la tête de leur commune. Chacun sait combien être maire est une fonction aussi exigeante que passionnante. La Région Normandie sera naturellement au rendez-vous de cette proximité essentielle, en répondant de manière concrète et pragmatique aux défis auxquels les territoires sont confrontés.

L’actualité récente de notre collectivité a été marquée par la décision d’un soutien à deux secteurs clefs de notre région : l’agriculture et l’industrie de défense.  Sur le premier sujet, devant le ralentissement du nombre de demandes d’aide financière des agriculteurs au titre de nos dispositifs de soutien aux investissements en raison de la crise agricole, il a été nécessaire de réévaluer les dispositifs, sous peine de restituer près de 30 millions d’euros à l’Union européenne ! Le choix a été fait de faire de cette contrainte une opportunité et ainsi repenser en profondeur les dispositifs pour renforcer la souveraineté alimentaire, accompagner l’adaptation de l’agriculture au changement climatique et assurer le renouvellement des générations.  C’est à la fois un enjeu de souveraineté, un enjeu économique, mais aussi un enjeu écologique et territorial. Tous ces dispositifs ont accompagné depuis 2016 près de 1100 projets, représentant 226 millions d’euros d’investissements dans les exploitations agricoles avec un effort consenti massif par la Région sur ses différentes politiques agricoles de plus de 780 millions d’euros depuis 2016 !

Sur le second sujet, et face au contexte international incertain, le secteur de la défense et de sa souveraineté sont devenus centraux. Il a ainsi été décidé de créer un fonds d’investissement normand dédié. Ce fonds « Normandie Défense », une première en France, est né d’un constat simple que notre tissu industriel et tout particulièrement nos PME et ETI, devaient avoir la capacité de répondre rapidement, concrètement et efficacement aux commandes de l’Etat. Doté de 5 millions d’euros, avec des acteurs bancaires et financiers régionaux, ce fonds apporte une réponse à des attentes précises :

  • disposer de visibilité sur les commandes de l’Etat, avec la certitude qu’elles rempliront une partie de leur activité des prochaines années. Comme toute entreprise, ces PME et ETI sous-traitantes ont besoin de commandes fermes pour que les banques les accompagnent.
  • permettre de renforcer leurs fonds propres, afin de pouvoir lever de la dette pour investir et augmenter leurs capacités de production car beaucoup de nos PME et ETI peinent encore à accéder à des financements adaptés et notamment ceux des grands fonds nationaux. 
    Il est un signal fort ; pour la centaine d’entreprises normandes actives dans la défense représentant plus de 12000 emplois et pour la filière ; la Normandie entendant pleinement jouer son rôle dans le nécessaire réarmement du pays.

D’ailleurs, ces questions de défense et de souveraineté seront évoquées, à l’Abbaye aux Dames à Caen, lors de la 8ᵉ édition de Normandie pour la Paix, les 09 et 10 avril 2026.

Normandie Ecologie

Assemblée plénière du 2 avril 2026

Nous adressons nos félicitations républicaines aux nouveaux maires, ainsi qu’à celles et ceux qui se sont engagés pour faire vivre la démocratie locale. Avec près de 900 000 candidatures aux municipales, cet échelon est celui qui mobilise le plus. Pourtant, là aussi, l’abstention bat des records : plus de quatre inscrits sur dix ne sont pas allés voter. Les guerres et les crises, démoralisent nos concitoyens, leur laissant penser qu’une élection ne changera rien à leur quotidien.

La brutalisation de la vie publique fait parfois ressembler le terrain électoral à un champ de bataille. Les agitateurs de passions tristes parviennent à inverser les valeurs républicaines ! Quand la droite s’allie avec l’extrême droite, en dévoyant le concept de « front républicain » contre les candidats de gauche et écologistes, on se dit qu’ils ont décidément oublié le Général de Gaulle et les valeurs de la Résistance ! Les candidat.es du RN endossent par stratégie le costume de la respectabilité, mais leurs idées ne changent pas. Si vous peignez un zèbre, à la première pluie, ses rayures réapparaitront. Les commentaires débridés suite à l’élection du maire de Saint-Denis, M. Bagayoko, en sont une illustration.

Dès la reprise des travaux de l’Assemblée nationale, plutôt que de s’attaquer aux 100 milliards de fraude fiscale ou aux méga-profits des compagnies pétrolières, les débats emboitent le pas de l’ex-président de l’Eure devenu premier Ministre, en préférant cibler de prétendues fraudes aux aides sociales, pour couper les vivres des plus démunis. 
On joue ensuite le sketch de l’ultra-proximité sur les marchés, dans un département qui était entièrement acquis au parti de M. Macron aux législatives de 2017 et qui a basculé au RN dans 4 des 5 circonscriptions en 2022 après la crise des gilets jaunes.

La fuite en avant fait peut-être gagner un mandat, mais les conséquences aggraveront encore les crises. On se retrouve à chaque fois au pied du mur, les alternatives n’étant pas mises en place : l’isolation thermique pour diminuer les factures des ménages ou le développement d’énergies renouvelables permettant d’assurer notre indépendance et notre sécurité par exemple.

Une éolienne ou un parc photovoltaïque ne sont pas des cibles de guerre, comme une raffinerie ou une centrale nucléaire : ce sont des énergies de paix. Plutôt que de s’engager dans la voie de la sobriété et de l’indépendance, la France s’engage dans la course à la démesure, et ajoute l’hubris française aux hubris américaine ou russe.

Quand M. Macron vient en Normandie, c’est pour prôner le développement du nucléaire et des datas centers. L’eldorado des techno-solutionnistes, de M. Macron à Mme Pen en passant par M. Morin et M. Margueritte, c’est, en plus des mégas EPR hors de prix et hors de contrôle, les petits réacteurs que chacun pourrait développer sur son territoire. On se croirait revenu aux années folles du radium, qu’on mettait sur les aiguilles des réveils Bayard, ou dans les pommades pour une beauté radieuse !

Laetitia Sanchez et Rudy L’Orphelin, Co-président·e·s du groupe Normandie Écologie

Normandie Terre d'Avenir

Assemblée plénière du 2 avril 2026

Le temps des responsabilités

Un nouveau cycle s'ouvre. Les élections municipales et intercommunales des 15 et 22 mars ont redessiné la carte des responsabilités locales, installé de nouvelles équipes, confirmé certaines et en ont emporté d'autres. C'est la démocratie dans ce qu'elle a de plus direct, de plus vivant.

À toutes celles et tous ceux qui ont choisi de se soumettre au suffrage universel, d'assumer un projet devant leurs concitoyens et d'en porter la responsabilité : respect et félicitations. S'engager dans la vie publique locale, c'est accepter une forme d'exposition permanente, une exigence quotidienne, un service rarement facile. Ce choix mérite d'être salué sans réserve.

Une pensée également pour ceux qui ne siégeront plus. Un mandat ne se réduit pas à son terme électoral. Il est fait de décisions difficiles, de nuits courtes, d'arbitrages ingrats, d'un engagement que l'on mesure mal de l'extérieur. La démocratie tranche, mais ce qu'ont accompli ces élus ne disparaît pas avec leur défaite. Leur travail a compté. Il doit être reconnu.

Ce moment de renouvellement nous rappelle une réalité fondamentale : la commune reste l'échelon où la politique reprend corps. C'est là que le service public se touche du doigt, que la confiance se construit ou se perd, que les habitants jugent concrètement ce que valent les engagements pris. La participation, encore correcte lors de ces scrutins, témoigne que ce lien n'est pas rompu. Les Français croient encore à l'action locale quand elle est sincère, lisible et efficace.

Dans ce contexte, la Région a un rôle précis à tenir. Non pas celui de dicter les choix des communes ou de se substituer aux intercommunalités, mais celui d'un partenaire fiable, accessible et constant. Un appui sans agenda partisan, capable d'accompagner tous les territoires avec la même rigueur et le même souci d'équité. C'est à cette condition, et à cette condition seulement, que l'architecture de nos collectivités peut produire des résultats durables.

Cet équilibre exige aussi de la lucidité politique. Certains renouvellements s'accompagnent de rapprochements qui interrogent. Une partie de la gauche choisit de s'aligner sur les positions les plus extrêmes de LFI, tandis qu’une partie de la droite se laisse tenter par des compromis avec le Rassemblement National. Ces glissements ne sont pas anodins : ils introduisent dans nos collectivités des tensions idéologiques qui finissent par parasiter l'action publique et éloigner les élus de leur mission première. Servir les habitants, c'est un métier qui demande du pragmatisme et le sens de l'intérêt général, pas des calculs d'appareil et pas la course après les extrémismes.

Les collectivités doivent rester des espaces de recherche d'équilibre, de continuité, d'efficacité républicaine. C'est dans cet état d'esprit que ce nouveau cycle municipal doit s'inscrire.

Pour notre part, nous abordons la dernière phase de notre mandat régional dans un contexte de contrainte budgétaire assumée. Être sérieux, c'est aussi savoir dire que les moyens ne sont pas illimités. Mais cette contrainte ne justifie ni le renoncement ni l'injustice territoriale. Elle impose au contraire une exigence renforcée : que chaque euro engagé soit utile, que chaque territoire soit accompagné sans être oublié, que les priorités soient claires et compréhensibles pour tous.

Lisibilité, utilité, équilibre : trois mots simples pour une ambition concrète. Ce sont les critères sur lesquels l'action régionale doit continuer à être jugée. Et c'est avec cette exigence de résultats que nous entendons aborder les mois qui viennent, au service des territoires et de ceux qui y vivent.

Laurent Bonnaterre, Président du groupe Normandie Terre d’Avenir

Rassemblement national : faire gagner la Normandie

Assemblée plénière du 2 avril 2026

Pas de tribune

Évaluer cette page :

L’avis des internautes :

logo