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Tribunes des groupes politiques

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Cet espace est dédié à l'expression libre des groupes politiques siégeant au sein de l'assemblée régionale. 

La Gauche Normande

Assemblée plénière du 12 octobre 2026

Pas de tribune

La Normandie Conquérante avec Hervé Morin

Assemblée plénière du 12 octobre 2026

Réparer, tenir, bâtir : la Normandie tient la barre

Réparer, d’abord. Depuis le 29 septembre, une trentaine de lycées normands ont été visés par des dégradations d’une grande violence. On peut comprendre une colère sans comprendre une vitre brisée : les premières victimes d’un lycée saccagé sont les lycéens eux-mêmes. Entendre la jeunesse sans excuser la casse : telle est notre ligne. Dès les premières heures, la Région a fait réparer vitres et portes, engagé les travaux lourds et mis en place un accompagnement psychologique. Nous remercions les 3 470 agents des lycées, ainsi que les proviseurs, qui ont tenu avec courage. Cet engagement n’est pas nouveau : 1,23 milliard d’euros a été investi dans les lycées publics depuis 2017, et les moyens de fonctionnement des établissements ont augmenté de près de 15 %. Depuis dix ans, la Région investit chaque année en moyenne 40 % de plus dans ses lycées que les deux anciennes Régions socialistes (Haute et Basse-Normandie) réunies ne le faisaient.

Tenir, ensuite. Le projet de loi de finances 2027 demande 5,5 milliards d’euros aux collectivités : 10 % de l’effort national de redressement des comptes publics, alors qu’elles réalisent plus de 70 % de l’investissement public local. Ceux qui équilibrent leurs comptes paient pour ceux qui ne le font pas. La Région anticipe une perte de recettes d’environ 36 millions d’euros. Nous assumons ce constat : nous ne promettons pas l’abondance, nous tenons nos engagements. Avec 642 millions d’euros investis par an en moyenne sur le mandat, tous secteurs confondus, la Normandie reste la Région qui investit le plus par habitant ! Sa capacité de désendettement, à 3,95 années contre 6,45 en moyenne pour les autres Régions, garantit un budget sincère et sérieux. Les résultats suivent : les TPE-PME normandes sont au premier rang national pour la croissance de leur chiffre d’affaires.

Bâtir, enfin. L’inscription des Plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’UNESCO, fruit de près de vingt ans d’un travail constant, est un honneur et une responsabilité : celle de transmettre la mémoire à la jeunesse.

Bâtir, c’est aussi investir dans l’économie : 150 nouveaux projets industriels, plus de 2 milliards d’euros d’investissements potentiels au premier semestre, sans compter le nucléaire et l’accueil des plus grands chantiers du continent.

Et c’est montrer ce que la Normandie invente et exporte : rendez-vous au Festival de l’Excellence Normande (FÊNO), du 16 au 18 octobre au Parc des expositions de Caen, entrée gratuite. Venez nombreux, venez fiers.

Réparer pour nos lycéens, tenir pour nos finances, bâtir pour ceux qui viendront : voilà ce que fait la majorité régionale, avec confiance dans l’avenir de la Normandie.

Normandie Ecologie

Assemblée plénière du 12 octobre 2026

Quel avenir préparons-nous à nos enfants ?

En tant qu’élu.e.s, nous avons la responsabilité de préparer l’avenir de la région et, plus largement, celui du pays. Mais quel avenir préparons-nous à nos enfants ?

Nous dénonçons régulièrement les subventions qui vont à l’enseignement privé, sans conditionnalité, notamment de mixité sociale. Les enfants de milieu défavorisé représentent 40 % des élèves du secteur public, contre seulement 16 % dans le privé. Pour ceux qui ont le moins, la République devrait faire plus.

Or, c’est dans le secteur public, loin des centres-villes, que se concentrent les difficultés, avec, entre autres, des personnels non remplacés et des conditions matérielles dégradées.

L’éducation fait partie des droits des enfants, comme celui de vivre en bonne santé dans un monde sûr.
Le jeune Théo Grataloup était présent à la mobilisation contre les pesticides du 3 octobre dernier. Il a subi plus d’une cinquantaine d’opérations ; et il dépend d’une trachéotomie pour respirer et s’exprimer, car il a été exposé in utero au glyphosate.

Face aux victimes, les géants de la chimie, Bayer-Monsanto, ou Syngenta envoient leurs armées de juristes qui nient être coupables des cancers et des malformations. « Mais ce n’est pas sûr que ce soit moi, le glyphosate, c’est peut-être lui, le tabac, ou elle, la pollution ! » … Cherchez le coupable. Ce qui est sûr c’est que le cocktail est mortel.
Face à nos enfants révoltés, qui souffrent de plus en plus d’anxiété et de dépression, que faisons-nous ? Depuis longtemps, les alertes sont là. Parce que ce sont des enfants, on ne les a pas écoutés.

Aujourd’hui que leur colère déborde, les techniques de maintien de l’ordre ont été clairement disproportionnées. Le Syndicat de la magistrature s’en est alarmé, dénonçant les violences commises par les forces de l’ordre sur des jeunes que l’Etat est censé protéger.

Les images les plus spectaculaires, les destructions de biens - qui sont inacceptables, comme les violences aux personnes -, ont été montrées en boucle, occultant les revendications.

Avec cynisme, les responsables politiques ont détourné l’attention en recyclant des slogans pourtant oubliés lorsqu’il s’agit de réparer des destructions environnementales : exit le « Pollueur - Payeur », place au « Casseur - Payeur » !
Et si les compagnies pétrolières ou d’aviation devaient payer les effets du changement climatique ? Mais quel est le prix des 8000 morts des canicules ? Des pertes de rendement agricoles dues aux sécheresses ? Des dizaines de milliers d’hectares de forêt détruits par les incendies ? Enfin, pour l’Etat, quel est le prix d’un oeil ou d’une main perdue par un enfant ?

Et si les compagnies multimilliardaires de la chimie payaient pour les vies détruites ? Celles des agriculteurs exposés aux lymphomes, des enfants victimes de malformations et des femmes surexposées au cancer du sein.

Comprenons la colère de celles et ceux dont on sacrifie l’avenir.

Rudy L’Orphelin et Laetitia Sanchez, Co-président.e.s du groupe Normandie Écologie

Normandie Terre d'Avenir

Assemblée plénière du 12 octobre 2026

Parler à notre jeunesse plutôt que parler d'elle

Ces dernières semaines, la jeunesse s'est imposée dans le débat public, trop souvent à travers des images de violences et de dégradations. Il serait pourtant injuste de réduire toute une génération aux agissements d'une minorité. Notre responsabilité d'élus n'est pas seulement de parler de la jeunesse : elle est de nous adresser à elle, sans démagogie.

Rien ne justifie la violence. Nous apportons notre soutien total aux enseignants, aux équipes de direction, aux pompiers et aux forces de l’ordre pris pour cibles. Et rappelons une évidence : chaque lycée dégradé sera réparé aux frais de la Région, donc du contribuable normand. Condamner ces actes ne devrait faire hésiter personne, même si certains semblent avoir du mal à le faire.

Mais derrière cette minorité violente, parfois manipulée, il y a une jeunesse nombreuse qui doute et se mobilise. Elle s'inquiète pour son avenir personnel, dans une économie fragilisée où le chômage repart à la hausse et où le monde du travail se transforme à grande vitesse. Elle s'inquiète aussi pour notre avenir commun, face au dérèglement climatique, au recul démographique et à la multiplication des conflits. Ces inquiétudes sont légitimes.

Elle nous interpelle également sur ses conditions d'études. En Normandie, des efforts considérables ont été consentis pour entretenir et rénover nos 143 lycées publics, et nous continuerons d'agir là où des difficultés demeurent. Mais il faut aussi avoir le courage de dire les choses : cette génération, marquée par le Covid et connectée en permanence, accepte mal des règles dont elle ne saisit pas toujours le sens. C'est à nous, parents et responsables publics, de le lui expliquer. Se protéger des réseaux toxiques, retrouver le goût des fondamentaux, viser l'excellence : ce sont des leviers d'émancipation.

Notre génération a un devoir envers la suivante : lui montrer que son avenir nous importe, et apaiser plutôt qu'attiser les divisions. C'est tout l'enjeu de la prochaine élection présidentielle. Les Français choisiront entre les extrêmes, qui brutalisent le débat public et prospèrent sur les colères, et la voie de la raison et de la transformation profonde du pays.

À notre jeunesse, nous voulons dire ceci : votre inquiétude est entendue, et c'est ensemble que nous construirons la France que nous voulons vous léguer.

Laurent BONNATERRE, Président du groupe Normandie Terre d’Avenir

Rassemblement national : faire gagner la Normandie

Assemblée plénière du 12 octobre 2026

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