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Le Prix Liberté

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Le Prix Liberté propose à la jeunesse du monde entier de désigner chaque année une personnalité ou une organisation engagée dans un combat exemplaire en faveur de la liberté. Comme s’engagèrent ceux qui, au péril de leur vie, débarquèrent le 6 juin 1944 sur les plages de Normandie…

Aujourd’hui, de nombreuses situations à travers le monde témoignent de sa fragilité. Le Prix Liberté constitue un hommage à tous ceux qui se sont battus et continuent de se battre pour cet idéal.

Jury International du Prix Liberté 2026

Un jury constitué de jeunes de 15-25 ans du monde entier, a pour mission d’étudier toutes les propositions « Notre Prix Liberté 2026 » lors des délibérations à Caen du 9 au 13 février 2026, et de déterminer collectivement – parmi plusieurs centaines de dossiers - les trois personnes ou organisations dont les combats pour la liberté sont, selon lui, les plus représentatifs en 2026.

La présidence du jury 2026 est confiée à une lauréate du Prix Liberté : la militante des droits des femmes, Hadja Idrissa Bah.

Les nommés du Prix Liberté 2026

  • China Labor Watch

Fondée en 2000, China Labor Watch est une organisation indépendante américaine fondée par le militant syndicaliste chinois Li Qiang. Au cours des 20 dernières années, l’organisation CLW s'est consacrée à la surveillance et au signalement des pratiques de travail dans les usines, à la défense des droits des travailleurs, à la création de communautés, au renforcement des capacités d'action collective et au partage des connaissances avec les travailleurs, les gouvernements et d'autres partenaires. Par le passé, CLW a pu révéler de graves abus, notamment le travail des enfants, les heures supplémentaires forcées et la discrimination fondée sur le genre, notamment en menant des enquêtes sur le travail forcé en Chine, en Serbie et en Indonésie. 

 

  • Nemonte Nenquimo

La voix de Nemonte Nenquimo a fait le tour du monde avec un message fort : la jungle n'est pas à vendre. Elle a grandi au cœur de l'Amazonie et a été la première femme à diriger la nation Waorani de la province de Pastaza, l'une des 14 nationalités autochtones d'Équateur. Symbole de justice socio-environnementale, elle fait face aux caméras pour insister auprès du monde sur le fait que le chemin vers la crise climatique commence par écouter et respecter les peuples autochtones en tant que gardiens des endroits les plus riches en biodiversité de la planète. Elle est cofondatrice de la Ceibo Alliance, un collectif de militants autochtones. En 2020, elle a reçu le Prix Goldman de l'Environnement après avoir mené le procès dans lequel les Waorani ont récupéré 500 000 hectares de jungle que l'État avait mis en vente au bénéfice des compagnies pétrolières. Elle est également co-autrice de « We will be jaguars », premier ouvrage écrit par une indigène amazone à être traduit dans sept langues. 

 

  • Matiullah Wesa

Matiullah Wesa, jeune Afghan, milite pour les droits des femmes et l’accès à l’éducation, en particulier pour les filles en Afghanistan, où les talibans ont interdit l’école depuis 2021. Matiullah Wesa est le fondateur de Pen Path, organisation non gouvernementale, qui œuvre dans tout l'Afghanistan en faveur de l'éducation des garçons et des filles, de la sensibilisation du public, des droits de l'Homme et des droits des femmes. Il travaille à la réouverture des écoles fermées, à la création de nouvelles écoles avec le soutien des communautés et des autorités locales, à la création de bibliothèques et à la distribution d'aide humanitaire et de matériel éducatif. En mars 2023, Matiullah Wesa est arrêté et emprisonné durant 7 mois par les talibans pour avoir pris position contre l’interdiction de l’éducation des filles, à travers ses actions de porte-à-porte et ses prises de parole sur ses réseaux sociaux. 

La lauréate de l'édition 2025

Plus de 10 000 jeunes issus de 84 pays viennent de désigner Gisèle Pélicot, lauréate de la septième édition du Prix Liberté pour son combat contre la banalisation du viol et des violences sexuelles. Le vote en ligne des jeunes du monde entier s’est déroulé du 20 mars au 30 avril 2025. 

Gisèle Pélicot

Gisèle Pélicot, née en 1952, est devenue une figure de la lutte contre les violences sexuelles. De 2011 et 2020, son mari, Dominique Pélicot, l'a droguée à son insu, permettant à 50 hommes de la violer à leur domicile de Mazan. 

Lors du procès en 2024, elle a renoncé à l'anonymat et au huis clos pour déplacer la honte des victimes vers les agresseurs et sensibiliser le public aux violences sous soumission chimique. Cette démarche lui a valu une reconnaissance internationale. Le 19 décembre 2024, la Cour criminelle d'Avignon a reconnu l’ensemble des accusés coupables. 

Les autres nommés

Melati Wijsen

Née en 2000, Melati Wijsen a commencé son parcours d’activiste à l'âge de 12 ans en fondant « Bye Bye Plastic Bags » avec sa sœur, Isabel. Ensemble, elles ont mobilisé des milliers d’enfants et de touristes et ont obtenu par décret l’interdiction de la vente et de la distribution de sacs, d’emballages et de pailles en plastique sur leur île, Bali.

Melati s'est exprimée sur les scènes mondiales du TED ou de l'ONU. Elle a également :

  • coprésidé le comité Global Plastic Action Partnership du Forum économique mondial
  • siégé au premier comité consultatif d'experts pour le prix Earthshot
  • a présenté son film en avant-première lors du Festival de Cannes 2021, « Bigger Than Us » produit par Marion Cotillard

Melati croit au pouvoir de sa génération et développe aujourd’hui Youthtopia, une plateforme d’éducation et de partage d’outils pour des jeunes souhaitant s’engager. 

WAPA – War Affected People’s Association

WAPA, la War-Affected People's Association est une association belge qui lutte contre l’utilisation d’enfants dans les conflits armés et pour leur réinsertion au sein de communautés renforcées.

Dans les pays du Sud global, WAPA collabore avec des partenaires locaux dans des pays post-conflit ou en transition vers la paix (Ouganda, Colombie, Sri Lanka, …) et finance leurs programmes de réinsertion. Dans les pays du Nord, WAPA mène des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer sur la problématique des enfants soldats afin de mettre fin à leur recrutement.

Présentation du Prix Liberté

Créé par la Région Normandie, mis en œuvre avec l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix, en partenariat étroit avec les Autorités académiques de Normandie et le réseau Canopé, le Prix Liberté est un dispositif pédagogique dont l’objectif est de sensibiliser la jeune génération à la liberté, à la paix et aux droits de l’Homme, ancré dans les valeurs portées par le Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie.

À savoir

Prix Liberté 2024 : Motaz Azaïza, journaliste palestinien luttant pour le droit à l’information

Prix Liberté 2023 : Le Club des jeunes filles leaders de Guinée, Association pour les droits des femmes et des enfants de la République de Guinée

Prix Liberté 2022 : Child Rights and Rehabilitation Network, association de protection des droits des enfants

Prix Liberté 2021 : Sonita Alizadeh, rappeuse afghane engagée contre le mariage forcé des jeunes filles

Prix Liberté 2020 : Loujain Al Hathloul, militante saoudienne des droits des femmes

Prix Liberté 2019 : Greta Thunberg, militante écologiste suédoise engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique

En savoir plus sur les lauréats

Un projet éducatif en 3 étapes

  1. L’appel  à proposition "Notre Prix Liberté 2025", pour proposer des personnes ou des organisations : de septembre jusqu'à début janvier
  2. Le jury international : l’appel à candidatures ouvert aux jeunes de 15 à 25 ans du monde entier de septembre jusqu'en novembre. Une fois composé, le jury se réunit à Caen en février pour étudier toutes les propositions "Notre Prix Liberté 2025" et désigner les trois personnalités ou organisations qui seront soumises au vote.
  3. Le vote en ligne : accessible de mi-mars à mi-avril

A chacune de ces étapes - des propositions soumises au jury international jusqu’à la désignation finale du ou de la lauréat(e) - les jeunes sont acteurs du processus de choix et souverains de leurs décisions. Le Prix Liberté est un dispositif pédagogique qui entre dans le cadre d’un programme scolaire et/ou sur le temps personnel des jeunes. 

« Ces trois jours de délibération ont montré que les membres du jury ont compris que les droits de l’Homme sont un sujet très important, un sujet d’engagement et de réflexion. Les discussions ont été faites avec beaucoup de maturité et de profondeur, je trouve cela très encourageant et très réconfortant. Les membres du jury repartent avec des questions nouvelles sur les droits de l’Homme, et ça en soit c’est une réussite pour moi. »

Rony Brauman, Président du Jury Prix Liberté 2022

Dans sa volonté de remplir une mission d’éducation et de transmission, le Prix Liberté peut également nourrir les projets pédagogiques des enseignants et formateurs, répondant à différents objectifs des programmes scolaires et s’adaptant facilement à un travail pluridisciplinaire. Les établissements scolaires et associations peuvent s’inscrire au programme pédagogique mis en place par l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix.

Une chanson de la Liberté

Dans le cadre du 80ème anniversaire du Débarquement, la Région Normandie a accompagné la création d'une chanson créée par la jeune rappeuse afghane Sonita Alizada, lauréate du Prix Liberté 2021 et l’auteur, rappeur et slameur Kalimat.


10 jeunes normands (15 à 25 ans) ont participé à la création de cette chanson qui a fait également l’objet d’un clip, tourné sur les plages du Débarquement.
Elle a été interprétée le 4 juin 2024 au Zénith de Caen lors de la Cérémonie de remise du Prix Liberté. 

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