Hérouville-Saint-Clair

À la fin des années 1950, Hérouville-Saint-Clair n’est encore qu’une commune rurale. Mais la Basse-Normandie est touchée massivement par l’exode vers la région parisienne. En 1960, la ville est choisie par l’autorité préfectorale pour devenir l’une des trois « zones à urbaniser par priorité » de l’agglomération caennaise.

Le pôle technologique et industriel de Citis à Hérouville-Saint-Clair

Un centre de création architecturale

Dès le début de sa construction, Hérouville-Saint-Clair devient un centre de création architecturale, encourageant l’imagination des architectes et des promoteurs, notamment par l’organisation de concours architecturaux.
Une attention particulière a été portée à l’habitat qui, par son mélange entre logement collectif et individuel, a favorisé une mixité sociale.

Des architectes novateurs

Le château d’eau, la Citadelle Douce, le pôle technologique et industriel de Citis, infrastructures scolaires, administratives et culturelles, constituent des repères architecturaux pour les habitants. Confiés à de grands noms de l’architecture (Jean Nouvel, Massimiliano Fuksas) et à de jeunes concepteurs (Philippe Roux et Dominique Alba, Oliver Baudry), ils illustrent la volonté de créer une identité forte pour la ville en devenir.

Les différents types d'habitat à Hérouville-Saint-Clair illustrés par les photographies de Manuel de Rugy.

L'habitat à Hérouville-Saint-Clair
Hérouville-Saint-Clair : « Logements collectifs horizontaux » en périphérie de la cité : les SEROC (1966-1971)
Hérouville-Saint-Clair : maisons mitoyennes de l’architecte Jean-Paul Campmas avec barbecue (années 1970)
Hérouville-Saint-Clair : balcons et loggias de la Tour 10.10 (1969)
Hérouville-Saint-Clair : les immeubles, petites barres et tours, se répartissent autour de placettes
Hérouville-Saint-Clair : façades animées de l’atypique Cité U de Massimiliano Fuksas (1994)
Hérouville-Saint-Clair : jeu de gradins des immeubles d’Henri-Pierre Maillard au quartier du Val (1975)
Hérouville-Saint-Clair : architecture insolite en hexagone de Michel Kalt (1978)
Hérouville-Saint-Clair : ambiance de marina pour ces immeubles sur pilotis de Louis Dubach (1994)
Hérouville-Saint-Clair : architecture résolument contemporaine pour les maisons de Mathieu Lucet

« De grandes pointures » pour l’architecture d’Hérouville : les architectes ayant laissé leur nom à Hérouville (photographies Manuel de Rugy)

Les architectes à Hérouville-Saint-Clair
Hérouville-Saint-Clair : premier équipement : le château d’eau domine la ville (1968)
Hérouville-Saint-Clair : la Citadelle douce d’Eugène Leseney (1987) : nouveau cœur de ville
Hérouville-Saint-Clair : l’Hôtel de ville reprend le vocabulaire des châteaux médiévaux (créneaux, porte massive)
Hérouville-Saint-Clair : la bibliothèque de Mark Biass (1977), « rhabillée » par P. Roux, D. Alba et E. Poujet (1995)
Hérouville-Saint-Clair : le théâtre de la Comédie de Caen aux structures massives
Hérouville-Saint-Clair : l’autel de l’église Saint-François baigné de lumière, François Dupuis (1973)
Hérouville-Saint-Clair : les différentes strates « d’emballage » du cinéma le Café des Images, par M. Biass (1977) et O. Baudry (1989, 1995).
Hérouville-Saint-Clair : la flèche vitrée de l’Inspection académique, par J. Brunet et E. Saunier (1989).
Hérouville-Saint-Clair : un vocabulaire post-moderne dessine les façades du lycée Rabelais de l’Equipe 14.27 (1987)
Hérouville-Saint-Clair : le Collège-Lycée Expérimental, R. Castro – S. Denissof (1995), présente une ambiance chaleureuse par son bardage de red-cedar
Hérouville-Saint-Clair : cocon de béton, plaqué de pierre, pour les écoliers de Lebisey, C. de Portzamparc (1998)
Hérouville-Saint-Clair : lignes courbes des bâtiments rouge et gris de J. Nouvel, P. Roux et D. Alba (1992, 1995)
Hérouville-Saint-Clair : le camouflage végétal de la DDRTEFP, J. Nouvel, P. Roux, D. Alba (1999)
Hérouville-Saint-Clair : dessin remarquable pour la Lame noire de l’Odyssée dans le paysage de CITIS, P. Roux et D. Alba (1994)
Hérouville-Saint-Clair : la Tour Européenne imaginaire des architectes Fuksas, Alsop, Steidle et Nouvel (1987)
Modifié le 22/09/2016