Cherbourg-Octeville

La méthode de l’étude

Les recherches sont menées du général au particulier, et portent sur :

  • la formation du tissu urbain
  • la création des grands édifices publics et leur collection d'objets
  • les différentes formes d'habitat
  • le port militaire
  • le port de commerce

Les principaux objectifs

  • analyser scientifiquement de quelle manière s’est effectué le développement de Cherbourg-Octeville, des origines jusqu’au 20e siècle, en portant une attention particulière aux liens qui unissent la ville à ses deux ports,
  • fournir à la Ville, grâce à un recensement systématique du patrimoine bâti, un outil de connaissance de son territoire susceptible d’accompagner la mise en place d’une Aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine

Très concrètement…

  • Aujourd’hui, 2399 édifices et près de 600 objets ont été recensés
  • l'exposition intitulée Regards sur la ville, 3 ans d'inventaire du patrimoine à Cherbourg-Octeville (Pdf - 2,6 Mo) a été organisée fin 2010 au Centre culturel de Cherbourg-Octeville puis au printemps 2011 à l'Abbaye-aux-Dames à Caen. Elle a permis de faire le point sur les premiers résultats de l’enquête
  • un ouvrage sur le Théâtre de Cherbourg a été édité à l'occasion de la réouverture du théâtre
  • en 2016, les 814 dossiers d’édifices et d’objets mobiliers seront finalisés.

 

5000 photographies de Pascal Corbierre et Manuel de Rugy illustrent l'étude réalisée par Stéphane Allavena.

Le port militaire constitue sans nul doute, à l’échelle nationale, l’ensemble le plus remarquable. A cet ensemble exceptionnel, succèdent les établissements du port de commerce, témoignages vivants de l’histoire de la navigation transatlantique, ainsi que certains édifices publics et privés dont la variété des styles intéresse plus particulièrement l’histoire de l’art local.

Etude de Cherbourg-Octeville
Cherbourg-Octeville : la ville depuis la montagne du Roule.
Cherbourg-Octeville, le port militaire : le fort central (1858).
Cherbourg-Octeville, la gare maritime de l'architecte Levavasseur  (1933).
Cherbourg-Octeville, le théâtre municipal de l'architecte Charles Lalande (1882).
Cherbourg-Octeville, le théâtre municipal, détail de la coupole peinte par Georges Clairin (allégorie de la Musique, 1882).
Cherbourg-Octeville, le parc Emmanuel Liais, la pièce d’eau et l’Observatoire (1880).
Cherbourg-Octeville : hôtel particulier Lebuhotel actuellement sous-préfecture.
Cherbourg-Octeville : la chapelle de l’ancien hôpital maritime par Pasquier-Vauvillier et Brosselin (1868).
Cherbourg-Octeville : le maître-autel de l’église de la Trinité par François-Armand Fréret (1811).
Cherbourg-Octeville : la cheminée de l’ancienne abbaye du Vœu (XVIe siècle).

Le théâtre de Cherbourg-Octeville, bijou de l’architecture éclectique

Entre 1830 et 1870, les architectes rompent avec l’ordonnance rationnelle du siècle des Lumières, et multiplient les citations issues des différentes époques : c’est ce qu’on appelle l’éclectisme, un style qui emprunte ses éléments constitutifs à divers styles.

Le style éclectique est le style de la fin du XIX ème siècle et du début du XX ème. Il mélange tous les motifs  et tous les styles existants (fronton triangulaire, fronton cintré, fronton ouvert, oculus, décoration en pas-de-moineuau, clef... ), sans en inventer de nouveaux mais en s’inspirant de différentes tendances : régionaliste, historiciste, art nouveau…

L’éclectisme va à l’encontre de la notion d’unité classique, et privilégie souvent  la polychromie et la vivacité ornementale

 

Le théâtre à l'italienne de Cherbourg-Octeville : un bijou de l'architecture éclectique.
Cherbourg-Octeville, vue aérienne sur le théâtre.
Théâtre de Cherbourg-Octeville : la façade principale est composée d’un corps central flanqué de deux pavillons latéraux. Imprégnée par un profond esprit de symétrie et d’équilibre, cette façade est un pur produit de l’éclectisme parisien de la Troisième République.
Théâtre de Cherbourg : un des 2 pavillons encadrant la façade du théâtre : arcades, étage de baies et corniche couronnée rappellent le style Renaissance.
Théâtre de Cherbourg-Octeville, l’attique à fronton cintré brisé est orné de quatre groupes sculptés par Louis Lefèvre : deux enfants musiciens  (l’un tenant une partition et l’autre jouant de la flute traversière) et deux figures allégoriques : la Comédie et la Tragédie.
A l’étage noble du théâtre de Cherbourg-Octeville, les baies à fronton cintré brisé sont surmontées par des bustes réalisés par Jean-Jules Alasseur (1818-1903). Ici, l’effigie de Pierre Corneille (1606-1684) incarne la Tragédie.
Théâtre de Cherbourg-Octeville : mascaron à tête de jeune homme.
Théâtre de Cherbourg-Octeville : ces cariatides engainées ornent l’un des piliers du corps central. Purement décoratives,  elles n’ont aucun rôle porteur.
La salle des pas perdus du théâtre de Cherbourg-Octeville est bordée par un portique toscan sous lequel étaient cachés les guichets.
Théâtre de Cherbourg-Octeville : imposante rampe d’escalier en fer forgé ornée d’arabesques et de médaillons dans la tradition néo-classique.
Avant-foyer du théâtre de Cherboug-Octeville : parquet, lustre monumental, dorures et de polychromie témoignent de la richesse de l’ornementation.
Tableau dans l’avant-foyer : le Pardon de Ploërmel, exécuté par P. M. E. Chaperon pour le théâtre de Cherbourg, d’après l’opéra-comique éponyme.
Foyer du théâtre de Cherbourg-Octeville, lieu d’apparat et de sociabilité richement orné où la bourgeoisie vient se montrer.
Tableau La Marine (représentée sous les traits d’une femme) commandé à Georges Clairin pour le théâtre de Cherbourg.
Théâtre de Cherbourg-Octeville : Le Printemps, détail du plafond du foyer peint par Jules Richomme, qui représente les 4 saisons.
Théâtre de Cherbourg-Octeville : salle de spectacle dont l’architecture s’inspire des grandes salles de théâtre à l’italienne, décor fastueux dans les tons rouge et or.
Modifié le 22/09/2016