L'apprentissage, parlons-en !

10 idées reçues sur l'apprentissage

Jeunesse, éducation, apprentissage, citoyenneté, vie associative
Vrai faux

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1. L'apprentissage, c’est pour des jeunes en difficulté scolaire

VRAI & FAUX - L'apprentissage allie théorie et pratique et réconcilie souvent les élèves avec les études. C'est une façon différente d'apprendre basée sur des enseignements concrets. Pour préparer un diplôme comme le CAP, l'envie d'exercer un métier est primordiale, un goût prononcé pour les études n'est pas forcément nécessaire. Mais aujourd'hui l'apprentissage permet d'accéder à tous les niveaux de diplômes y compris les plus élevés (licence, master, titre d'ingénieur, diplôme de grande école de management...). C'est désormais dans le supérieur que l'alternance connaît son plus fort développement. C’est ainsi devenu un vrai choix de formation, une voie d'excellence.

2. L'apprentissage est réservé aux métiers manuels, aux artisans et petites entreprises

FAUX - Toutes les filières ou presque sont désormais accessibles en alternance : informatique, droit, ressources humaines, finance, mode, développement durable... Et toutes les entreprises prennent des apprentis, y compris les plus grandes. Mieux, la loi les y oblige puisque les structures de 250 salariés et + sont soumises à un quota d'alternants avec un système de bonus/malus. Parallèlement, la Région Normandie a décidé d’ajouter une clause apprentissage dans ses conventions de partenariat avec les entreprises et autres acteurs économiques pour les inciter à développer l’apprentissage.

3. Le diplôme n'a pas la même valeur

FAUX -  Les diplômes sont les mêmes qu'ils soient délivrés par l'Education nationale, les ministères (Enseignement supérieur, Agriculture, Santé...) ou les chambres consulaires. Les référentiels (matières étudiées, compétences à acquérir...) sont strictement identiques, que l'on prépare la formation à temps plein ou en apprentissage. Mais pour les recruteurs, l’apprentissage a souvent une plus grande valeur car le jeune est plus opérationnel.

4. Il est difficile de trouver une entreprise

VRAI & FAUX  - Le contexte économique actuel contraint certaines entreprises à restreindre le recrutement d'apprentis. Mais les CFA et de nombreux organismes mettent à la disposition des jeunes un service d'accompagnement : ateliers pour l'élaboration des CV/lettres de motivation, fichiers d'entreprises partenaires, organisation de speed dating avec des recruteurs, préparation aux entretiens d'embauche...

5. Apprentissage et stages, c'est pareil

FAUX - L'apprenti a un statut de salarié et en a tous les droits et devoirs. Il est rémunéré, il cotise pour sa retraite, il bénéficie d'indemnités chômage s'il ne trouve pas un emploi immédiatement après sa formation (son salaire n'est pas imposable dans la limite de 18 000 € en 2016). L'entreprise a, quant à elle, l'obligation de former le jeune, ce qui n'est pas le cas pour un stagiaire : un maître d'apprentissage l'encadre pour lui permettre d'acquérir toutes les compétences nécessaires à l’exercice de son métier et au référentiel du diplôme qu’il prépare.

6. L'apprentissage, c’est pour ceux qui veulent s'insérer rapidement dans la vie active

VRAI & FAUX - L'apprentissage permet à ceux qui le souhaitent d'acquérir des compétences métier et de rentrer rapidement dans le monde du travail. Mais l'alternance permet aussi de construire des parcours de formation de niveau supérieur, dans le même domaine ou dans des disciplines différentes pour obtenir une double compétence. Nombreux sont les exemples de jeunes qui après une première formation en apprentissage, choisissent de poursuivre leurs études toujours en alternance : bac pro, BTS, licence, master. L'apprentissage facilite la poursuite d'études puisque le jeune perçoit un salaire et ne paye pas de frais de scolarité, ce qui, notamment pour les cursus en grandes écoles, constitue un très net avantage.

7. Le rythme est intense et il n'y a pas de vacances

VRAI & FAUX - Il faut acquérir les mêmes connaissances que dans un cursus à temps plein mais sur une période plus réduite. Les journées en centre de formation sont donc longues et le rythme soutenu. D'autant que l'apprenti enchaîne avec les périodes en entreprise. Toutefois, la pratique donne du sens aux enseignements, ce qui rend les acquisitions théoriques plus accessibles, moins monotones, plus rythmées. Et malgré tout, il reste du temps pour des activités (sportives, culturelles, associatives, festives...). Enfin l'apprenti, par son statut de salarié, a évidemment droit aux congés payés.

8. Si je quitte mon entreprise, ma formation s'arrête

VRAI & FAUX - Il n'est souhaitable ni pour le jeune, ni pour l'entreprise de rompre un contrat d'apprentissage mais l'apprenti peut toutefois changer d’entreprise en cours de formation si nécessaire. Pour cela il devra trouver un autre contrat, ce qui peut s'avérer compliqué lorsque la période de recrutement des entreprises est passée. Mais le CFA est là pour aider le jeune dans sa démarche.

9. Partir à l'étranger est impossible pour un apprenti

FAUX – L'apprenti a un statut de salarié et doit donc obtenir l'autorisation de son entreprise, mais cela se fait de plus en plus. La Région Normandie a ainsi adopté plusieurs dispositifs pour encourager les apprentis normands à aller acquérir une expérience à l’international : bourse Pass Monde, accords de coopérations internationales comprenant des volets d’échanges d’apprentis, participation au projet pilote « Mobilité européenne et apprentissage »…

10. L'apprentissage est un tremplin vers l'emploi

VRAI - A niveau de diplôme équivalent, le taux d'insertion professionnelle des apprentis est nettement supérieur. L'expérience professionnelle qu'ils ont acquise constitue un réel avantage. Les entreprises apprécient les jeunes qui ont été confrontés aux réalités du monde du travail. Elles les trouvent plus motivés et nombre d'entre elles n'hésitent pas à se servir de l'apprentissage comme mode de pré-recrutement.

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